Écologie sonore ‧ Musiques de recherche (2e édition)



Comité d’organisation :
Alessandro De Cecco
Enzo Favre
Nicole Perret
Sophie Donnadieu


Design affiche :
Clément Putegnat

Un weekend entier pour investiguer les points de rencontre entre écologie sonore et musiques de recherche, entre expérimentations sonores et expériences d’écoute paysagère.

APNÉES vous invite au croisement de disciplines très diverses, allant de l’écoacoustique aux arts sonores, de l’urbanisme aux technologies du son, pour vous faire enfin découvrir les multiples manifestations et implications des paysages sonores.

Conférences, ateliers, installations sonores, promenades sonores, projections, concerts, performances, comme autant de voies possibles pour aborder, comprendre, imaginer, transformer, préserver les milieux sonores dans lesquels nous sommes immergé·e·s au quotidien.

Des portes d’accès multiples pour activer une expérience d’écoute attentive qui soit également porteuse d’une réflexion écologique, afin de dévoiler les spécificités et les fragilités d’espaces en transition à l’ère de l’Anthropocène.

En partenariat avec : Maison des Associations de Grenoble | Maison de la Nature et de l’Environnement Isère (MNEI) | Muséum d’histoire naturelle de Grenoble | équipe CRESSON (centre de recherche sur l’espace sonore & l’environnement urbain) du laboratoire AAU (Ambiances, Architectures, Urbanités) de l’École Nationale d’Architecture de Grenoble (ENSAG) | Université Grenoble-Alpes (UGA) | laboratoire ACROE (UGA/Grenoble-INP) de Grenoble | laboratoire PRISM (Université Aix-Marseille/CNRS/Ministère de la Culture) | Collectif PePaSon (Pédagogie des Paysages Sonores) | Association Plège/Le Ciel | …

PAYSAGES | COMPOSÉS bénéficie du Coup de Pouce Vert – Grenoble Capitale Verte Européenne 2022 et du soutien de la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes, du Département de l’Isère, de Grenoble-Alpes Métropole et de la Ville de Grenoble.


Retrouvez l’édition 2021 de PAYSAGES | COMPOSÉS

Appel à œuvres 2022 : Installations sonores / Dispositifs d’écoute


Programme

vendredi 09.09.2022

11h00>12h30, École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble (ENSAG)
60 avenue de Constantine
Architecture, design acoustique et espaces sonores
Rencontres / Création work-in-progress
avec Théo Marchal, Grégoire Chelkoff et les étudiant·e·s de Master-2 de l’ENSAG

14h00>17h30, Maison des Associations
6 rue Berthe de Boissieux
PAYSAGES | COMPOSÉS
Tables rondes / Rencontres professionnelles

samedi 10.09.2022

10h00>12h00, Jardin de Ville
PAYSAGES | DÉCALÉS + À l’écoute de la ville
Promenades sonores augmentées
par Alessandro De Cecco & Benoît Frech

13h00>22h00, Le Ciel
2 rue du Général Marchand
Le Tour d’un Jour*
Pièce sonore installée / Sculptures sonores
par Nicolas Bralet

13h30>18h00, Le Ciel
PAYSAGES | COMPOSÉS
Conférences / Séances d’écoute
avec Caroline Boë, équipe CRESSON, Makis Solomos, Arthur Enguehard

20h, Le Ciel
PAYSAGES | IMAGÉS
Projections / Diffusions audio-visuelles

dimanche 11.09.2022

10h00>12h00, Muséum d’histoire naturelle
1 rue Dolomieu
Orchestration d’un espace public
Atelier jeune public
par Arthur Enguehard

10h00>17h30, Maison de la Nature et de l’Environnement Isère (MNEI)
Une Loupe pour Toucher
5 place Bir Hakeim
Installation sonore dystopique spatialisée
par Caroline Boë

10h00>18h00, Jardin des Plantes
PAYSAGES | COMPOSÉS
Installations sonores / Dispositifs d’écoute*
par Duo YA (Youssra Khechaï & Aline Gorisse), Jean-François Cavro, Manfredi Clemente, Les Passeurs (Mathias Castagné & Vanessa Vudo), Collectif Sensibilia (Marc Higgin & Sébastien de Pertat), Noémie Fargier, Iga Vandenhove & Vanessa Vudo,
+
Dispositfs d’écoute par les étudiant·e·s de l’ENSAG

14h30>17h00, Muséum d’histoire naturelle
Nature fragile, déambulations fragiles
Atelier tout public – Postures d’écoute et création sonore
par Stefania Becheanu

18h00, Jardin de Plantes
PAYSAGES | COMPOSÉS
Performances
par Trio Noï Trei & Ensemble APNÉES

* Créations sélectionnées dans le cadre de notre appel à œuvres.

Tout au long du festival, plusieurs points d’écoute, installés à différents endroits dans les lieux investis, vont diffuser une sélection de pièces sonores qui explorent la notion de paysage sonore.


Les artistes et chercheur·euse·s invité·e·s

| Alessandro De Cecco | Benoît Frech | Caroline Boë | Équipe CRESSON | Makis Solomos | Arthur Enguehard | Stefania Becheanu | Trio Noï Trei | Ensemble APNÉES |


Alessandro De Cecco

Alessandro De Cecco est violoncelliste, improvisateur, artiste sonore et concepteur en traitement du signal. Diplômé du Conservatoire en violoncelle, il se spécialise d’abord dans le répertoire classique, pour ensuite aborder le vaste domaine des musiques de recherche.
Il est actif sur la scène expérimentale depuis 2016, au sein du 102 rue d’Alembert (Grenoble), ainsi que de l’association APNÉES, qu’il a cofondée en 2019.
Déjà improvisateur et interprète dans des contextes et des festivals internationaux, ses compositions électroacoustiques ont été diffusées dans plusieurs lieux et manifestations. Il a opéré souvent dans des cadres interdisciplinaires, en lien notamment avec le théâtre et la danse contemporaine.
Grâce à son expertise en traitement du signal et technologies audio, il explore, par le biais des instruments augmentés, les interactions entre geste instrumental, écriture électroacoustique et environnements multiphoniques. Son travail de création se focalise actuellement sur des formes mixtes et spatialisées, entre performance site-specific et installation sonore. Il se nourrit amplement des questionnements sur l’espace, le paysage sonore et des techniques de field recording pour la création d’« écosystèmes sonores » inexplorés.



Benoît Frech (Le Son Façonné)

Après des études musicales académiques et des études de musicologie à l’Université François Rabelais de Tours, Benoît Frech s’est formé aux techniques du son à l’Institut National de l’Audiovisuel (INA). Il travaille, depuis 2015, en tant que technicien d’exploitation son et chef-opérateur du son en documentaires et fictions.
Au sein de son projet d’artiste et plasticien sonore « Le Son Façonné », ainsi que du collectif « L’Espace Enchanté », il réalise également des formations, des installations et des balades sonores urbaines et forestières.
Il est membre du réseau des Paysagistes Sonores initié par le collectif PePaSon.



Caroline Boë

Artiste sonore et compositrice née en 1963 dans le Vaucluse, Caroline Boë vit et travaille à Marseille (France).
Depuis 2013, elle se consacre à la recherche-création en sound-art. Elle est actuellement artiste-chercheuse doctorante au sein du laboratoire PRISM (Aix-Marseille-Université/CNRS/Ministère de la Culture), sous la direction scientifique de Christine Esclapez et la direction artistique de Peter Sinclair.  Son domaine de recherche concerne la pollution sonore, l’art relationnel et le web-art. Son engagement écologique oriente ses travaux vers l’art environnemental, l’écologie sonore, le paysage sonore.
Elle est reconnue pour ses installations sonores (au GMEM/CNCM, au Palais de Tokyo de Paris) et ses performances pour partitions graphiques (au musée des Beaux-arts de Marseille, à la Cité Radieuse Le Corbusier).
Un prix SACEM de valorisation de la musique symphonique lui a été attribué en 2016.
De 1995 à 2013, elle a composé plusieurs musiques contemporaines de spectacle vivant (théâtre, chorégraphies, poésie-opéra) et a réalisé de nombreuses installations musicales pour des expositions collectives d’art contemporain. C’est aussi l’époque de sa recherche musicale avec les chants oiseaux et des parcours sensoriels dans le noir avec Didier Berjonneau. De 1987 à 1995, dans le cadre de la société de post-production son Paris Dièse dont elle était gérante, elle a composé des musiques de commande pour la radio (France Musique, France Culture) et pour la télévision (CNN International, Rai Uno, Arte, la 5, Canal +, France 3, France 2, TF1).



Équipe CRESSON

Le CRESSON (centre de recherche sur l’espace sonore & l’environnement urbain) est une équipe de recherche du laboratoire AAU (Ambiances, Architectures, Urbanités), fondée en 1979, à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Grenoble (ENSAG).
À l’origine centré sur l’espace sonore, le CRESSON a fondé sa culture de recherche sur une approche sensible et située des espaces habités. Ces recherches s’appuient sur des méthodes pluridisciplinaires originales, à la croisée de l’architecture, des sciences humaines et sociales et des sciences pour l’ingénieur. À travers ses travaux fondamentaux, le CRESSON met en œuvre des expérimentations qui interrogent les processus de la conception architecturale et urbaine à toutes ses échelles (dispositif, architecture, espace urbain, paysage, territoire).
À partir des années 90, tout en poursuivant les travaux sur la dimension sonore, ses investigations s’élargissent aux multiples dimensions de la perception in situ de l’expérience urbaine. Sont ainsi abordés les phénomènes lumineux, sonores, thermiques, olfactifs, tactiles et kinesthésiques, et leurs rapports aux pratiques ordinaires et professionnelles, posant alors les bases de la recherche sur les ambiances architecturales & urbaines.
Dans la continuité de ces préoccupations, les travaux du CRESSON questionnent aujourd’hui les enjeux sociaux, écologiques, esthétiques, numériques, politiques et éthiques des ambiances.

Intervenants : Marc Higgin, Théo Marchal, Grégoire Chelkoff



Makis Solomos

Makis Solomos, musicologue, né à Athènes en 1962, il vit en France depuis 1980.
Il est Professeur de Musicologie à l’Université Paris-8 depuis 2010, et responsable du laboratoire MUSIDANSE depuis 2014. Il a (co)-dirigé de nombreuses thèses de doctorat et organisé plusieurs colloques. Ses recherches ont donné lieu à de nombreuses publications.
En 2002, il a co-fondé la revue « Filigrane. Musique, esthétique, sciences, société ».
Spécialiste de la création musicale et de musique contemporaine, il a étudié les œuvres et les projets de musiciens et musiciennes varié·e·s (Varèse, Webern, Scelsi, Boulez, Ferreyra, Mâche, Vaggione, Grisey, Westerkamp, Zorn, Di Scipio, …). Il a participé au débat théorique et musicologique par des recherches sur Adorno, sur la notion d’espace musical, sur la relation technique-technologie, sur la globalisation en musique, sur le paradigme granulaire…  
En 2013, il a publié un livre de synthèse sur une mutation décisive de la musique : De la musique au son. L’émergence du son dans la musique des XXe-XXIe siècles (Presses universitaires de Rennes).
Il est reconnu en tant que l’un des principaux spécialistes internationaux de la musique de Iannis Xenakis, qu’il a étudié et analysé sous un angle nouveau et original.
Ses dernières recherches portent sur la notion d’écologie du son, dans le sens large du terme, et il a été co-porteur de plusieurs projets de recherche sur ce sujet.



Arthur Enguehard

Nantais d’origine, Arthur Enguehard a suivi des études en Géosciences à l’École Normale Supérieure de Paris, jusqu’à l’obtention d’un Master de Climatologie en 2019.
En parallèle, il s’engage de manière militante dans l’éducation populaire et travaille comme animateur. Après des expériences auprès des jeunes et un travail en périscolaire, il se spécialise auprès des publics en situation de handicap.
Parti en 2019 pour Cayenne, il s’y formera aussi au sonore et réfléchit aux possibles d’une médiation de l’écoute par le biais d’un premier projet personnel intitulé « Pédagogies des Paysages Sonores ». Ce dernier donnera naissance, en juin 2020, à l’association du même nom, abréviée « PePaSon », et dont il est l’actuel président. Celle-ci vise à développer un réseau de partage de pratiques et d’inspirations autour de l’écoute et des paysages sonores comme forme éducative.
Plus récemment, il a repris un travail universitaire centré sur la pédagogie croisant des approches critique (Freire), esthétique (Rancière) et pragmatique (Dewey). Après une première collaboration avec l’Université de Lausanne en 2021, il s’engage dans une thèse de recherche-création questionnant la possibilité de développer des formes « d’éducation à la Terre » par une réappropriation artistique contemporaine des dispositifs expérimentaux des géosciences et par la production d’œuvres interactives dans l’espace public. 



Stefania Becheanu

Stefania Becheanu est plasticienne sonore, artiste performeuse et indisciplinaire.
Elle est diplômée de la Faculté d’Art et Design (option peinture) de Timisoara, en Roumanie avant d’obtenir en 2013 son Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique (DNSEP) option art (« paysage sonore, couloirs sonores, phonophotographie, danser le sonore ») à l’école supérieure d’art de Lorraine – Metz.
Inspirée par des thèmes comme l’identité, le voyage, l’introspection, la communication, l’écoute et l’espace. Elle place le paysage sonore au cœur de ses recherches et de ses projets. Stefania développe aussi un langage performatif musical. Dans une logique d’exploration et de pluridisciplinarité, elle collabore, au sein du trio Noï Trei, avec Louis-Michel Marion (contrebasse) et Violaine Gestalder (saxophones) durant des séances d’improvisation en lien avec ses paysages sonores.
Les rencontres et les échanges pluridisciplinaires avec les artistes, les chercheurs, ont nourri et continuent de nourrir ses propres réflexions et sont souvent l’occasion de découvrir de nouvelles manières d’aborder ses propres projets artistiques.
Stefania défend l’indiscipline et elle s’intéresse à la composition par la partition dessinée et la spatialité. Sa nouvelle création Une écoute intime résulte d’un travail de recherche et de captations sonores réalisés en Inde et poursuivi en France lors d’une résidence de création à l’Arsenal (Cité Musicale Metz).



Trio Noï Trei

Frottements, glissements, étirements, souffles, cris parfois, allers-retours abstrait- concret, les matières s’autogénèrent, fusionnent et œuvrent collectivement à la fabrication d’un imaginaire à interprétations multiples. Trois artistes, Louis-Michel Marion à la contrebasse, Violaine Gestalder aux saxophones et Stefania Becheanu au field recording. Trois mouvements qui marquent leur singularité en quêtant une unité. Trois mouvements qui jouent sur les espaces, physiques, temporels, en quête d’une vérité de l’instant.



Ensemble APNÉES

L’Ensemble de Musique Improvisée APNÉES réunit des artistes expérimenté·e·s actif·ve·s depuis plusieurs années en région grenobloise.
Œuvrant de manière stable – mais modulaire – sur l’improvisation libre non-idiomatique en grand effectif (une douzaine de musicien·enne·s), le groupe élabore des formes immersives, souvent de longue durée et site-specific, par l’utilisation d’instruments détournés et de techniques instrumentales étendues, par l’exploration des contraintes et des processus non-linéaires, par l’élaboration d’un langage intuitif partagé et par l’écoute active.
L’ensemble, animé par des questionnements constants sur la pratique et l’esthétique de l’improvisation libre et sur les aspects expérientiels de l’écoute et de la performance, exploite également des nouvelles techniques d’écriture et de notation (notamment par l’écriture collective et les partitions graphiques), et travaille ponctuellement sur des approches dirigées (conduction, soundpainting, …).



“Aujourd’hui, où vivons-nous ?
Que devons-nous écouter ?”

J. F. Cavro

Les artistes sélectionné·e·s dans le cadre de l’appel à œuvres PAYSAGES | COMPOSÉS

| Nicolas Bralet | Duo YA (Youssra Khechaï & Aline Gorisse) | Jean-François Cavro | Manfredi Clemente | Les Passeurs (Mathias Castagné & Vanessa Vudo) | Collectif Sensibilia (Marc Higgin & Sébastien de Pertat) | Noemie Fargier, Iga Vandenhove & Vanessa Vudo |


Nicolas Bralet

Nicolas Bralet est un artiste plasticien et sonore. Né en 1972 à Perpignan (France), il vit et travaille en Bourgogne.
Après une formation en horticulture, Nicolas Bralet poursuit ses études à l’École Nationale Supérieure d’Arts de Paris/Cergy (ENSAPC 2000-2005). Il approfondi ses recherches en intégrant le post-diplôme en Art Audio Locus Sonus à la Villa Arson à Nice et à l’École d’Arts d’Aix-En-Provence (2006-2007). Il assiste ensuite le compositeur Nicolas Frize pour « ÉCOUTE, ÉCOUTE », un programme de sensibilisation à l’environnement sonore auprès des classes primaires des écoles de Saint-Denis.
Depuis 2008, il a rejoint le collectif LAAB (Laboratoire associatif d’Arts et de Botanique) avec lequel il travaille entre autres à la traduction de données biologiques en sons ou en lumière. Il a exposé notamment, au Potager du Roi (Versailles), au festival City Sonic (Mons, Belgique), aux Subsistances (Lyon), Aux bains numériques (Enghien-les-bains), à Taïnan (Taïwan).



Duo YA (Youssra Khechaï & Aline Gorisse)

Violoncelliste et improvisatrice, Youssra Khechaï suit les cursus de composition électroacoustique au Conservatoire à Rayonnement Régional du 93. En déconstruisant sa pratique instrumentale classique, elle a développé une soif de rencontre avec d’autres formes artistiques et une réelle curiosité́ du monde sonore. La composition est pour elle un moyen direct de connecter avec d’autres créateur·rice·s.
Elle a collaboré avec le théâtre, le cinéma, la danse mais également, au travers de nombreux partenariats, avec les ensembles Court-Circuit et Ars Nova. Elle a également participé à un stage d’interprétation sur acousmonium dispensé par la compagnie MOTUS, au sein du CRR93.
La transmission et le partage jouent un grand rôle dans son parcours musical, en tant que professeure, compositrice mais également en tant qu’instrumentiste au sein de YA.

Compositrice de pièces mixtes, électroacoustiques et instrumentales, Aline Gorisse est diplômée des cursus de composition instrumentale de Jonathan Pontier et de composition électroacoustique de Jean-Yves Bernhard au Conservatoire à Rayonnement Régional du 93. Elle suit également le cursus d’improvisation libre de Philippe Pannier. Elle est diplômée d’un master de recherche et création à l’Université Paris 8, lors duquel elle a participé́ à l’atelier de composition de José Manuel Lòpez Lòpez.
Elle a travaillé́ avec divers ensembles instrumentaux (Sillages, 2e2m, Ars Nova, Court-Circuit, Accroche Note). Elle fait également partie des artistes associés de l’ensemble Soundinitiative et débute en septembre 2022 une résidence artistique et pédagogique de deux ans avec l’Ensemble Intercontemporain.
Actuellement elle s’intéresse à la musicalisation d’objets très marqués d’un point de vue sonore par notre quotidien et par leur contexte d’émission et d’enregistrement. C’est à partir de ce type de sons qu’elle propose une hybridation avec des instruments de musique.


Jean-François Cavro

Jean-François Cavro est compositeur et artiste du son diplômé du Conservatoire National de Région de Lyon (classe de Denis Dufour) et du Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon (classe de Philippe Manoury) en composition instrumentale, électroacoustique et informatique musicale. Il a également suivi le cursus de DEA musicologie du XXième siècle à l’IRCAM (Paris). Il est titulaire d’un Master II Musicologie Recherche – mémoire de Master sur les représentations sonores urbaines. Il est lauréat de plusieurs résidences et concours nationaux et internationaux, et il intervient régulièrement depuis plusieurs années dans le cadre de projets en collaboration avec l’Éducation Nationale.
Jean-François Cavro se présente comme artiste du sonore en développant un vaste projet sur les paysages sonores, mémoire vivante du monde contemporain. Ce travail sonore s’inscrit dans une réalité urbaine. Son approche de musicien ouvre un champ autre à la lecture classique d’une ville : il nous révèle les sons et la voix de la ville. Par une exploration passant par la collecte d’instantanés sonores, il élabore une cartographie nouvelle Jean François Cavro fixe cette mémoire sonore en perpétuelle transformation et nous permet de l’analyser et de mieux comprendre ainsi notre société, de plus en plus urbaine. Par son travail minutieux de construction et de déconstruction sonore, le compositeur nous pose ainsi les questions : “Aujourd’hui, où vivons-nous et Que devons-nous écouter ?”. Cette simple question constitue peut-être tout l’enjeu d’une composition musicale conçue dans une réalité sonore urbaine : témoigner de l’identité sonore des villes. Une telle prise de conscience peut sans doute contribuer à révéler la vigueur des lieux dans lequel nous vivons.



Manfredi Clemente

Manfredi Clemente est un artiste sonore et compositeur de musique électroacoustique dont le travail théorique et pratique est fondé sur le caractère évocateur et spatial de l’image du son. Dans son travail, des enregistrements réalisés en studio ainsi qu’à l’extérieur se fusionnent avec des sons de synthèse et des feedbacks analogiques, avec un sens général de matérialité qui est au centre de son esthétique.
Il a été membre du BEAST (Birmingham ElectroAcoustic Sound Theatre) et il a géré l’acousmonium de l’Association Amici della Musica de Cagliari. Il a travaillé en tant que régisseur et créateur sonore pour l’opéra et la danse, ainsi que pour le theatre de prose.
Pour sa musique, il a obtenu le 1er Prix Presque Rien au Concours Presque Rien 2019, le Prix Banc d’Essai INA-grm 2018, le 1er Prix au Di_Stanze Festival 2014.
Le paysage sonore et le field-recording jouent un rôle important dans son processus de création. En 2017, il réalise une série de prises de son environnementales dans le cadre du projet européen « Le Paysage sonore dans lequel nous vivons », en partenariat avec GMVL (Lyon), Tempo Reale (Florence), Amici della Musica di Cagliari, EPHMEE, A.F.E.A. – Cagliari.



Les Passeurs (Mathias Castagné & Vanessa Vudo)

Mathias Castagné et Vanessa Vudo forment un duo d’artistes multidisciplinaires, collaborant en tant qu’explorateurs du sonore. Ensemble, ils enregistrent des éclats du réel et les recomposent sous forme de pièces où le vivant et le non vivant s’interpénètrent, où se côtoient la parole et la poésie sonore.
Leur travail se situe à la croisée du documentaire de création, de la recherche anthropologique et de l’expérimentation sonore.


Collectif Sensibilia (Marc Higgin & Sébastien de Pertat)

Marc Higgin est anthropologue et chercheur au sein du laboratoire CRESSON de Grenoble. Ses recherches portent sur les pratiques quotidiennes de la vie sociale et la place du non-humain dans les manières d’habiter le monde des humains : nos relations avec l’environnement, avec les animaux, avec la matérialité et ses déchets.
Au fil de ses recherches, il a travaillé avec des artistes visuels et leurs pratiques de “making”, dans de différents contextes dans lesquels les matériaux sont transformés en œuvres d’art. Il a également analysé comment les pratiques quotidiennes des gens, façonnées par des écologies particulières, informent leur compréhension du lieu et de ses futurs possibles.
Dans le cadre du projet de recherche SENSA, il part de l’hypothèse que la question de la sensibilité est une entrée particulièrement pertinente pour penser les changements actuels et à venir de la relation que nous entretenons avec nos milieux de vie et pour s’interroger sur les changements climatiques et les dérèglements écologiques à l’aune de la sensibilité ordinaire.


Formé à la géographie (master à l’Institut de géographie alpine, UGA), et musicien pratiquant depuis de nombreuses années, Sébastien de Pertat s’intéresse aux croisements entre une recherche en sciences humaines et sociales et une pratique artistique.
Interrogeant un territoire par ses dimensions sonores (paysages, récits, témoignages, contes…), il participé à concevoir « LoSonnante », un dispositif d’écoute par conduction osseuse qui questionne l’écoute, dans son rapport à l’espace, à la matière et au corps.
Il a également travaillé sur l’improvisation musicale comme une ressource pour l’action en aménagement du territoire, en tant que moyen capable d’offrir d’autres façons de penser et d’agir dans un milieu qui apparaît de plus en plus imprévisible et incertain.
Actuellement doctorant au sein du laboratoire AAU-CRESSON de Grenoble, il se propose d’explorer ce que l’écoute peut apporter aux réflexions sur l’Anthropocène et dans nos relations à nos milieux de vie.



Noémie Fargier, Iga Vandenhove & Vanessa Vudo

Noémie Fargier est autrice, metteuse en scène et créatrice sonore. Parallèlement à un doctorat en théâtre et sound studies, elle se forme à la création sonore à travers plusieurs stages de Phonurgia Nova (avec Félix Blume, Alexandre Plank et Antoine Richard), ainsi que dans la classe de composition électroacoustique du Conservatoire de Pantin (Marco Marini et Jonathan Prager). Elle signe depuis 2019 les compositions sonores de ses spectacles, ainsi que des pièces sonores acousmatiques diffusées à la radio ou en festival.

Iga Vandenhove est une artiste sonore et visuelle, plasticienne et documentariste. Après des études en graphisme, elle se forme au documentaire lors de plusieurs stages à la Cifap et à l’école documentaire de Lussas ainsi qu’à la création sonore à Phonurgia (avec Félix Blume et Jules Wysocki). Sa pratique artistique est souvent faite d’enregistrements de terrain (field recording) et d’une approche participative. Ses pièces et installations sonores ont été présentées et diffusées en biennale, en radio ou en festival.

Vanessa Vudo est créatrice sonore, vidéaste et psychologue. À travers son travail qui explore l’enregistrement de terrain, la musique concrète du monde, le documentaire sonore ou la performance pluridisciplinaire, elle propose une expérience d’écoute des mouvements et processus de création/transformation sensibles au cœur de nos dynamiques contemporaines, utilisant le son comme lieu de rencontre, d’émancipation et de coexistence. Sa recherche actuelle questionne nos modes d’être et d’écoute au monde dans leurs dimensions individuelle, collective, écologique et politique ainsi que leurs réorganisations possibles.


Articles / Presse

L’écologie sonore, ça vous parle ?, par Damien Grimbert, dans Le Petit Bulletin – Grenoble (6 septembre 2022)
« Paysages composés » : Grenoble, carrefour de l’écologie sonore, par François Mauger, dans 4’33 Magazine – Musique et nature, nature de la musique (7 septembre 2022)


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